mercredi 23 avril 2008

abolissons

Abolissons les moches

Les moches sont partout où je vais. Dans ma rue, dans mon bus du matin, dans mon école, dans la ville pendant l’heure du midi, dans le bus qui me ramène chez moi, le soir quand j’allume la télévision…
Ils sont inutiles à la société, ils ne sont que les acteurs d’une mélancolie générale. Peu importe que vous commenciez vos vacances, que vous ayez un bon bulletin ou que vous veniez de gagner à la loterie ; les moches sont là uniquement pour vous saper le moral.

Pourquoi ? Car vous vous dites qu’ils n’ont pas de chance et vous avez pitié d’eux, tout simplement ! Mais je vous excuse, ceci est une réaction tout à fait normale !

Parfois, ils vous provoquent l’effet inverse.
Vous vous dites alors :

« Oh ! Que j’ai de la chance d’avoir été aussi gâté par la nature ! Parce que quand vous le regardez celle-là là-bas, ce n’est pas un baiser que je veux lui donner, c’est plutôt mon déjeuner qui va remonter ! » ; et c’est naturel !

... le monde serait tout de même beaucoup plus beau sans les moches ! Car de nos jours s’ils ressemblent plus à un fennec qu’à un aigle royal, ce n’est pas de notre faute à nous, les beaux !

Les moches sont un fléau; leur existence ? Insignifiante. C’est bien connu, ils ne peuvent réussir dans la vie. Imaginez-vous 30 secondes en temps que PDG d’une importante société reconnue car générant de très bons bénéfices. 2 CV se présentent à vous. Apparemment l’un des deux est légèrement supérieur à l’autre. Mais voilà, l’image de marque est aussi importante que les compétences du vendeur. Le gars du 1er CV est un homme beau, fraîchement diplômé en marketing mais qui n’a pas bien réussi dans ses études ; le second, un homme très laid, est compétent car ayant une connaissance approfondie dans le domaine de la vente. Lequel allez-vous choisir ? Le premier ! Bien évidemment !

C’est pour toutes ces raisons que je déciderais d’abolir les moches. Mais au fond, comment les reconnaître ? Eh bien, c’est très simple : si vous vous sentez visé en lisant ce texte ou que vous n’osez pas vous regarder dans une glace, c’est que vous en êtes un !

Le monde sera tellement plus joyeux sans les moches. Mais au fond… suis-je beau ?


Je suis Belge parce que …

J’aurai pu être français, italien, portugais, russe, hongrois américain, chinois, turc ou encore congolais, mais je suis Belge … Et fier de l’être ! Ce qui fait de moi un belge, c’est ma culture mes habitudes, ma façon de pensée etc …
Mais c’est également parce que lorsque je me lève le matin, il pleut ! Parce que je kiffe James Dean, je surkiffe les moules frites, j’overkiffe le petit Spirou ; parce que je connais des sites tels que www.frites.be/v4/index.cfm, parce que j’ai un accent bizarre et que je n’en ai rien à f***.

jeudi 10 avril 2008

Je me sens belge parce que!

Je me sens belge quand je vais en France et qu'on me dit "Ah! tiens voilà, un accent! Tu dois être belge!", là je me sens belge.
Je me sens belge quand je fais régime et que je me trahis en bouffant des frites en cachette. Je me sens belge quand je suis dans un pays étranger et que je suis la seule à reconnaître un drapeau à trois couleurs ! Je me sens surtout belge quand, encore une fois, dans un autre pays, on me demande "C'est quoi la Belgique?" ou encore "Aaaaaaaaaaaaah! tu dois sûrement connaître le Manneken Pis"! En étant un peu plus philosophique, je suis fière d'être belge pour sa diversité. En fait, je serai vraiment fière d'être belge le jour où je parlerai le néerlandais. Sur ce, je me sens belge parce que c'est comme ça depuis ma naissance et que ça ne va jamais changer.

mercredi 9 avril 2008

Je me sens belge parce que ...

... C'est le pays où j'ai toujours vécu.

Je me sens belge parce que, lorsque je marche sur la plage, j'aperçois une mer sale et je sens sur ma peau un vent glacial, parce qu'aux grandes vacances, on n'est jamais sûr du temps qu'il va faire et que pendant le reste de l'année il fait froid.
Je me sens aussi belge parce que je connais mieux ce pays que n'importe quel autre. Lorsque j'atterris en Belgique après un long voyage, je me sens chez moi.
Je me sens belge lorsque je vois les affiches "I want you for Belgium".
Je suis belge quand je mange des spéculos, ou encore un "moules-frites" chez mes grands-parents.
Je me sens belge parce que, lorsque je vais en France, on me dit que j'ai un accent.
Et enfin, je me sens belge parce qu'il y a derrière nous toute une histoire, des gens qui se sont battus pour notre pays !

mardi 8 avril 2008

Mais au fait, en quoi ne suis-je PAS belge?

En quoi suis-je belge?
Comme je ne m'y prends jamais à l'avance, je suis l'une des dernières à poster mon article sur ce sujet, et il risque fort de répéter ce que beaucoup ont dit...
Aussi, en guise de question, je peux aussi me demander "En quoi ne suis-je pas belge?"
En quoi je suis ou ne suis pas belge est une vaste question, et je n'ai pas vraiment le temps de disserter pendant des pages et des pages, mais voici une autre approche de la question :

Par moments, je ne me sens pas belge car :

- Je prononce Bruxelles comme ça s'écrit, avec le X, et dès que je le fais, on me rabâche: "Haaa! on dit Brusselles! Tu prononces à la française!" (dois-je vous faire remarquer que vous, vous prononcez "à la flamande"?) ;
- Je ne me comprends rien aux six gouvernements différents ;
- Je déteste le vol-au-vent, les moules, et les frites ne me tentent pas plus que ça (par contre, j'adore le chocolat!) ;
- Je dis "petit-déjeuner, déjeuner, dîner" et pas "déjeuner, dîner, souper", et que la plupart des gens ne me comprennent pas quand je leur propose "d'aller déjeuner";
- Je me dis que je vivrai peut-être ailleurs dans dix ans, et que je n'aurai plus besoin du flamand, et que ces (presque) six années de tortures ne m'auront servi à rien (bon, je dois admettre qu'ils sont parfois intéressants et même divertissants, ces cours de flamand...) ;
- Je préfère passer mes vacances à la Côte d'Azur qu'à la mer du Nord (peut-être est-ce une histoire de climat...) ;
- Quand je suis en Flandre, je ne me sens pas vraiment chez moi (comme l'a dit Raphaëlle, peut-être que ça dépend de ce à quoi on se compare: je suis wallonne en Flandre et belge en Europe...).

Je ne me sens parfois pas belge pour certaines raisons, mais il y en a plus pour lesquelles je me sens parfaitement à ma place en Belgique!

Abolissons les visites guidées dans les bibliothèques!


Mon choix peut vous paraître anodin si vous n’avez jamais visité une bibliothèque.
Je dis bien visité, car je ne remets absolument pas en cause l’utilité de ce genre d’endroits, ni le fait d’aller à la bibliothèque ou d’y emprunter un livre.
Mais une visite guidée?! Vous allez très vite comprendre pourquoi j’ai fait le choix d’abolir ces visites....

La première fois que j’ai eu la (mal)chance d’en visiter une, c’était au début de l’année. Ayant l’option histoire, notre professeur avait jugé utile de nous montrer la bibliothèque d’histoire et de sciences générales de l’UCL. Je trouvais ça sympa de la part de notre prof de nous montrer comment faire des recherches, j’étais presque enthousiasmée (!). Je ne savais pas encore ce qui m’attendait...
D’abord, deux heures d’explications de “comment sont rangés les livres”: “L’étage un, c’est pour l’archéologie, c’est classé par ordre alphabétique, l’étage deux c’est l’histoire depuis la préhistoire jusqu’au Moyen Âge, c’est numéroté chronologiquement, et puis de la Renaissance jusqu’aux contemporains, c’est dans la salle rouge là-bas, avec les magazines historiques qui sont, eux, classés par noms, sauf ceux de 1949 à 1984”.
Et puis, on passe deux heures à se perdre dans les sept étages et les 9 084 276 347 couloirs de la bibliothèque parce qu’on nous fait un jeu de piste destiné à trouver la revue “Fascisme et libéralisme”, n°348 de décembre 1976.
Je pensais ne plus jamais avoir à revivre ça... Et pourtant, re-belotte avec le cours de philosophie! Et les règles de classement de la bibliothèque de philosophie et lettres sont encore plus vicieuses que celle d’histoire, mais je pense que vous avez compris le calvaire vécu et que je peux vous épargner d’entendre ces choses horribles...
Vous avez donc compris mon choix, et vous vous demandez comment mener à bien ce travail d’Hercule. Je vous livre la solution sur un plateau: un décret qui empêcherait les enseignants de dispenser de telles tortures! En plus des heures sauvées, pendant lesquelles nous pourrions faire quelque chose de plus utile (lire le nouveau “Glamour”, parler de l’ex de la soeur du petit ami de Julie, etc... Les propositions sont ouvertes!). Oui, je dis bien EN PLUS de cela, nous pourrions à nouveau utiliser notre cerveau et notre débrouillardise pour trouver un livre, et on cessera de nous mâcher le travail.C’est horripilant, à la fin, d’être pris pour des incapables!

Belge, plus qu'une nationalité ??



Pour moi, être belge, c'est bien plus que vivre en Belgique : c'est appartenir à une communauté humaine qui partage la même histoire, les mêmes fêtes, les mêmes traditions que moi. La première fois que je me suis sentie belge, et certainement de la manière la plus forte, fut lorsque je suis partie un an aux Etats-Unis. Là, les Américains me voyaient d'abord belge avant toute autre chose. Je représentais la Belgique, j'étais pour la plupart la première Belge qu'ils connaissaient et peut-être la dernière. J'ai donc essayé d'être digne de cette "grande" nation qu'est la Belgique. Je n'ai jamais été honteuse d'être belge, surtout aux Etats-Unis, où on aime les Belges pour leur belgium chocolate, mais où on déteste leurs choux de Bruxelles, Brussel sprouts. Ce qu'ils aimaient avant tout était le fait que ce pays était européen (ils adorent l'Europe), près de la France mais pas la France !! (A ce moment-là, les Américains n'aimaient pas les Français à cause de leur refus d'envoyer des troupes en Iraq).

Pour moi la Belgique, c'est...

Le chocolat, la bière, les frites, les spéculoos, les bandes dessinées, le Manneken Pis, les Ardennes, la mer du Nord, les compromis, le peuple le plus fort de la Gaule, l'Atomium, Jacques Brel, Eddy Merckx, Kim Gevaert, septante, nonante, le roi, l'humour d'autodérision...

Abolir

Si je devais abolir quelque chose ce serait les oraux. Tous autant qu'ils sont je les abolirais. Ils ne sont qu'un moyen de plus que nous inflige le corps professoral pour soi-disant nous évaluer. Mais ce n'est pas en nous faisant passer devant toute une classe, en nous parlant de l'originalité de la présentation ou encore de la diction fluide que nous allons réussir ou nous sentir à l'aise. Par exemple, on nous dit que les oraux sont un moyen d'évaluer nos capacités d'expression ou de montrer notre capacité à synthétiser un document. Ou bien encore de prouver que nous avons compris le sujet. En fait, les oraux sont un moyen de plus que les professeurs utilisent pour asseoir leur autorité sur les élèves. Par cette pratique inhumaine, ils nous font stresser et nous mettent la pression! En conclusion, il faut abolir les oraux, c'est la seule solution pour éradiquer cette pratique sans coeur.

Je me sens belge car...

Je me sens belge, car je suis né ici, j'habite ici et ma famille est d'ici. Je me sens belge, car j'aime l'endroit où je vis, j'aime les différentes villes, les régions, les villages, etc. Je me sens belge, car c'est un pays plein de rencontres entre les différentes cultures, entre les gens, entre les néerlandophones, les francophones et les germanophones. Je me sens belge, car j'aime les auteurs belges, le cinéma belge et nos peintres. Je me sens belge, car j'aime Bruxelles, le Sablon, la Place du Jeu de Balle, la Grand-Place, etc. Et pour finir, le plus important, je me sens belge, car nous avons de l'autodérision, nous sommes le meilleur public et j'aime les moules-frites!

Je me sens belge...

Je suis belge, parce que c'est inscrit à côté du mot nationalité sur ma carte d'identité. Je me sens belge, car je vis en Belgique. Je me sens belge, parce qu'on me dit que j'ai l'accent belge lorsque je vais en France. Je me sens belge parce que j'aime les frites. Je me sens belge parce que je dois apprendre le flamand à l'école. Je me sens belge parce que mes parents me disent sans arrêt que sans le néerlandais on n'a pas de boulot.

Identité khmère

Bien que je sois native de Belgique, je me sens khmère, car mes frères, mes parents, mes grands-parents, mes arrières-grands-parents sont nés et ont vécu au Cambodge. Et si aujourd'hui ma famille vit en Belgique, ce n'est pas par choix mais par nécessité. Afin de fuir les atrocités de la guerre sous la tyrannie du despote Pol Pot, mes parents ont dû migrer vers l'Europe, la Belgique, en tant que réfugiés politiques. Aujourd'hui, leur ancien statut de réfugiés est devenu celui de citoyens. Et, bien sûr, ni eux ni moi ne le regrettons, bien au contraire. En ce sens, nous (et peut-être moi en particulier) sommes devenus des Belges à part entière. Pourtant, je me sens au moins tout aussi khmère que belge. Je me sens khmère, car au moins une fois par jour j'entends "bak ploeuhn" plutôt qu"'éteins la lumière","koy niam bay" plutôt que "viens manger du riz","Sih ohay?" plutôt que "tu as assez mangé?" et je me sens davantage émue lorsqu'on me dit"Khnaum soro lhan neeah" plutôt que "je t'aime". Je me sens khmère, car j'ai hérité de l'intense noirceur des cheveux, de la peau mate, des yeux bridés de mes congénères khmers. Je me sens khmère, car quand je joue aux cartes, je joue au "Sap sahm"( jeu de cartes khmer) plutôt qu'au poker et car je mange tous les jours du riz et non des frites. Bien qu'étant née et ayant vécu loin de mon pays d'origine, j'ai été baignée dans la culture khmère depuis ma plus tendre enfance. Je suis de nationalité belge, mais bien khmère d'origine, origine dont je suis extrêmement fière.

lundi 7 avril 2008

Belgique, Belgique..


Je suis belge parce que je suis née sur ce morceau de territoire encastré entre la France, les Pays-Bas, l'Allemagne et la mer du Nord. Mais en soi, ce n'est pas très important. Ce n'est qu'un pays : on obéit à ses lois, on parle sa langue, on y crée sa vie, mais ça s'arrête là. Après, on se sent belge, chrétien, flamand, arabe ou américain, c'est accessoire, tout dépend à qui on se compare. Par exemple, quand je vais en Flandre, je suis une Wallonne, quand je visite nos voisins les Français, je me dis Belge et, si je suis en Asie, c'est à l'Europe que je m'identifie, car tout cela, les nationalités, régions ou continents, ce n'est au final qu'un morceau de terre auquel on se raccroche lorsqu'on est autre part, totalement dépaysé. Alors oui, avoir quelque part où on est chez soi, c'est rassurant. Mais c'est comme dans tout, il y a des gens casaniers et d'autres plus voyageurs. Il y en a qui sont patriotes à l'extrême, alors que d'autres ne se sentent bien que dans une ville cosmopolite. Et si certains se battent pour la terre d'à côté depuis la nuit des temps, d'autres essayent tant bien que mal de faire des unions de plus en plus grandes. Pour ma part, que je sois Belge, Australienne ou Japonaise, ça revient au même. L'unique différence réelle entre les pays, c'est leur passé. Le futur reste à venir...

Abolissons les fins de vacances ...

Quoi de pire après une semaine ou deux de vacances que de savoir que le lendemain l'école reprend... On doit reprogrammer notre réveil, préparer son sac d'école alors que les vacances viennent de passer à une vitesse phénoménale. On remarque qu'on n'a pas fait le quart de la moitié du tiers de ce qu'on voulait faire, qu'on n'a pas fait tous nos travaux, qu'on n'a pas eu l'occasion de voir les gens qu'on s'était dit qu'on verrait. Tous les gens que tu croises te demandent déjà "Alors, t'as passé de bonnes vacances ?". On est obligé de se préparer pour le lendemain et ça gâche le dernier jour des vacances.
Pourtant, il ne faut pas abolir l'école qui nous permet d'apprendre des tas de choses et de rencontrer des gens bien (ou moins bien!). L'école peut parfois être utile ...Il ne faudrait pas non plus abolir les vacances qui permettent de vivre des expériences inoubliables ... Donc, je ne sais pas trop ce qu'il faudrait abolir dans tout ça ...Je terminerais donc ce petit texte par une planche de BD qui illustre le début de l'école et donc la fin des vacances ...



dimanche 6 avril 2008

Se sentir belge


Être belge, quelle bien belle idée! Mais qu'est-ce que cela signifie?

Je suis belge par nature, car je suis née d'un spermatozoïde et d'un ovule belges. Puis j'ai grandi dans un placenta belge et j'ai marché pour ma toute première fois sur cette belle terre qu'est la Belgique.

Mais avant tout cela, c'est ma relation à ce pays qui importe.

Je connais bien sa nature dense avec ses champs, ses arbres touffus, ses coins d'eau et surtout son herbe grasse et verte !

Je me sens chez moi, entourée de ses maisons en briques typiques d'ici et non d'ailleurs.
Je me sens differente lorsque je voyage et mon pays me manque parfois.

Je ne me sens pas toujours concernée par tous les événements, mais cela ne veut pas dire qu'ils me sont étrangers : ce sont ceux de mon pays même s'ils n'en concernent qu'une partie.

Et puis ce peuple! C'est le mien, le tiens, le nôtre... que nous soyons de Liège, de Namur, de Bruxelles, de Tournai ou d'Anvers... Nous sommes tous différents avec notre éducation, notre vie passée, nos accents, nos traits de caractère, nos centres d'intérêts parfois si opposés, et surtout, nos milieux, nous formons un peuple plein de diversité.

Je ne vais pas citer les stéréotypes parfois vrais qui nous caractérisent, les événements politiques qui me désolent, nos mets culinaires qui méritent d'être découverts par les fines bouches des étrangers, nos villes et monuments splendides, ni les stars montantes du show-business belge car, si vous lisez ce texte, vous êtes soit dans ma classe et vous êtes belges et tout cela ne vous est pas inconnu, ou alors, vous êtes d'ailleurs et il faut que vous découvriez tout cela par vous-mêmes, selon vos propres ressentis.

Enfin, être belge, c'est être de l'Europe et même du monde. Si on se sent plus belge lorsque l'on voyage, c'est qu'on cherche peut-être à retrouver des racines connues qui nous rassurent. Nous devrions parfois lâcher un peu plus prise, nous ouvrir au monde, le découvrir, pour se sentir humain et être humain.

samedi 5 avril 2008

Abolissons les complexes


Si je réfléchis ne serait-ce que 5 minutes sur les complexes, je pourrais vous dresser une liste entière d'inconvénients qu'ils entrainent. D'abord, ils nous font perdre confiance en nous. On se trouve trop grand ou trop petit, trop grosse, mais jamais trop fine. Pas assez bronzé, mal habillé,... A cause d'eux, on se comparera toujours aux autres. On trouvera toujours quelqu'un de plus beau, de plus intelligent, de plus drôle ou encore de tellement plus heureux. Pour les abolir, il faudrait changer la société. Il faudrait oublier le regard des autres ou encore avoir plus confiance en soi. La vie ne serait-elle pas plus belle si les aspects physiques perdaient leur importance pour laisser place à la seule vraie beauté, la beauté intérieure? Je crois que si les complexes étaient abolis la vie serait beaucoup plus belle et surtout beaucoup plus simple.

samedi 29 mars 2008

Rebelge


Je vis dans un pays minuscule, un simple point sur la mappemonde, une tête d'épingle qui brille un peu plus que le reste lorsqu'on regarde la Terre de la Lune. Et pourtant...

Lorsqu'on s'approche un peu, on s'aperçoit que finalement, ce n'est pas si petit que ça. Que la superficie n'est rien, que la grandeur d'un lieu est dans le cœur des gens qui l'habitent.

On a vu en ces temps de crise repousser des expressions oubliées. Le "surréalisme à la Belge", trace indélébile laissée par Magritte et ses tableaux, qui exprime un sentiment bien ancré dans le caractère belge, ces disputes incessantes pour un oui ou pour un non, ou un canular télévisuel trop osé pour ne pas être "de chez nous". Et les disputes ou les polémiques qui parfois font trembler le pays, toutes sont résolues par ce bon vieux "compromis à la Belge".

Je suis Belge, au même titre que Benoît Poelvoorde, Philippe Geluck, Marc Herman, Pierre Kroll, Fred Jannin, Jacques Mercier, Laurence Bibot, Jean-Luc Fonck, Julos Beaucarne, Cécile de France, Madame Chapeau et tant d'autres. J'aime cet humour décalé, cette façon de ne pas se prendre au sérieux, en dépit de ce que l'on peut penser. "Je suis un rebelge", a dit Philippe Geluck. Je crois que c'est une bonne façon de décrire cette autodérision, omniprésente ici.

Je suis Belge, et lorsque je passe une journée ou une soirée dans un concert ou un festival, c'est pour voir les Tellers, Hollywood Porn Stars, My Little Cheap Dictaphone, Été 67, Zita Swoon, Soldout, Mas Mappers, Freaky Age, Montevideo, Ozark Henry, Yel, Cheap, Skaïra, Urban Trad, Sharko, Ghinzu, Girls in Hawaii ou d'autres groupes bien de chez nous... La Belgique, c'est une richesse musicale que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, des heures de concert en perspective, des soirées passées à danser, à applaudir, à crier, à se fondre dans la musique... Beaucoup d'artistes disent être surpris de la chaleur de l'accueil du public belge. Je ne sais pas, c'est le seul public que j'aie jamais connu, et il me plaît.

Je suis Belge, tout comme la Grand-Place de Bruxelles, le Beffroi de Bruges, les quais d'Anvers, la bibliothèque de Louvain, le canal Bruxelles-Charleroi, la cathédrale de Liège, les pavés de Louvain-la-Neuve, la ligne de bus Jodoigne-Ottignies et la campagne de Grez-Doiceau, tous ces endroits qui ont bercé mon enfance, qui rythment ma vie et seront toujours là bien après moi.

Je suis un peu Wallonne, un peu Flamande, un peu Bruxelloise, comme tout le monde. Un peu Congolaise aussi, dans le sens où le Congo a marqué l'histoire de la Belgique et l'enfance de mes parents. Et j'aime tous ces petits mots que l'on n'entend pas ailleurs : "avoir un bountje pour quelqu'un", "range un peu tes bilocos", "mais qu't'es biesse!", "une petite strotje", "la drache"...

Je suis Belge et fière de l'être. Je suis fière de ce pays, de ses habitants, d'où qu'ils viennent, quoi qu'ils pensent. J'aime cette diversité, ce "joyeux bordel", ces désaccords et la perpétuelle remise en question qu'ils entraînent, la façon qu'ont les problèmes de toujours se résoudre d'une manière tellement absurde que personne - ou presque - n'aurait osé ne serait-ce qu'y penser. J'aime la façon qu'ont les amis ou les anciens ennemis de se retrouver autour d'une chope de bière et de refaire le monde l'espace d'une soirée. J'aime cette mélancolie, ce ciel toujours gris et qui parfois verse des larmes de crocodile...

Puisse la Belgique vivre encore longtemps, et si ceci n'est pas un pays, c'est mieux que ça.

mardi 25 mars 2008

Ma BELGIQUE

Avant de répondre à "En quoi suis-je Belge?", j'ai envie de me demander "Pourquoi suis-je Belge?". Ces questions nous ramènent à nos racines : je suis Belge, parce que mes grands-parents sont Belges, mes arrières-grands-parents se sont battus pour la Belgique, mes arrières-arrières-grands-parents étaient Belges, et ainsi de suite pour le reste de ma famille. Je pense que nous avons beaucoup de chance de vivre en Belgique, car depuis 176 ans, la Belgique c'est comme qui dirait une maquette. Un peu compliqué, certes, je ne dirai rien là-dessus. Les gens qui mettent en avant les différences entre les Wallons et les Flamands ne regardent pas assez les ressemblances. J'ai été étonné de voir nos Flamands de l'échange linguistique nous proposer d'aller boire une pils avec eux ou bien de voir comme nos vacances se ressemblent... Cependant, je pense quand même qu'il y a plus de vieux glandeurs en Wallonie qu'en Flandre.
Je me sens Belge aussi pour son chocolat, sa bière, ses moules-frites, pour Tintin, pour notre manière de parler, et tout le reste. Je suis aussi Belge, car j'ai été élevé d'une manière patriotique et que de ce fait j'aime la Belgique.

P.S. : Tout problème a une solution.
http://www.youtube.com/watch?v=l09j6aF_UBk (Juste pour le plaisir!)

Abolissons

Abolissons les miettes de biscuit dans le fond des sac de couchage

à Adrien qui partage la même passion que moi pour défendre cette noble cause.

Toutes les personnes qui dorment un nombre de nuits relativement élevé dans un sac de couchage vous le diront. Ces miettes sont un désastre. Elles grattent, elles collent, elles gênent, ... En somme, elles sont démoniaques. Pas moyen de les enlever, à part à la machine et lorsque l'on est 19 jours d'affilée sans machine à laver et sous une tente, ce n'est matériellement pas viable. Surtout que dans la majorité des cas elles arrivent de manière vicieuse.
Prenons un scénario classique, il fait froid dehors, on se blottit vite dans son sac de couchage, ensuite on a une petite faim et le temps de deux ou trois biscuits, toutes nos nuits sont fichues.
Un autre scénario encore pire est tout à fait possible, un inconnu mange au dessus de votre sac de couchage et met toutes ses miettes dedans. Je pense que l'on peut traiter ces horribles personnages de bourreaux.

La solution pour les nombreuses victimes de ce mal-être n'est vraiment pas évidente. Mais en voici quelques-unes. Premièrement les créateurs de sac de couchage devraient veiller à mettre un tissus spécialement conçu pour que les miettes glissent dessus. En seconde position vient le fameux biscuit qui ne produit pas de miettes. Cependant, il n'existe pas encore, mais on peut toujours espérer. Et pour finir, la solution idéale serait de fabriquer des tables chauffantes pour manger au chaud et sur une table au lieu de manger dans notre sac de couchage.

lundi 17 mars 2008

Mémoires: "la fausse indépendance flamande"

Je ne croyais pas avoir d’attaches particulières avec mon identité belge. Jusqu’au jour où…
C’était en pleine session d’examen. J’étudiais mon cours d’anglais, posée simplement sur mon lit. Tout à coup ma sœur débarque dans ma chambre en me criant : « Dayuma, Dayuma, la Belgique n’existe plus, la Flandre a déclaré son indépendance, le roi s’est enfui » Ma première réaction : c’est une blague ! Mais non, c’est vrai, il y a une édition spéciale du journal télévisé ! Images de manifestations, interviews de sénateurs ou que sais je, images du roi décollant de Zaventem, en fuite…les preuves défilent, nous restons ma sœur, mon frère et ma mère abasourdis devant l’écran. Je veux appeler mon grand-père, ma mère me l’interdit, il pourrait avoir une crise cardiaque ! Maintenant voilà des reportages sur des policiers qui ont ordre de fermer les frontières, des images de trains bloqué à la nouvelle frontière. Tout à coup je prends peur… et j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Mais, ça n’est pas possible ! Ils n’ont pas pu nous faire ça ! Pas comme ça ! Qu’est ce qu’on va devenir ? Et puis apparaît en bas de l’écran « ceci n’est pas une fiction », puis « ceci est une fiction » Vous ne le croirez pas mais notre esprit était si retourné, qu’on n’était plus sûre de ce que voulait dire le mot fiction. On a voulu vérifier au dictionnaire. Petit à petit, il s’est avéré de plus en plus évident qu’il s’agissait d’un canular. Mais nous y avions tellement cru qu’il a fallu un temps fou pour qu’on s’aperçoivent que tout cela était faux. Après on a bien ri. Mais impossible de continuer à étudier : trop d’émotions !
Le lendemain c’était le sujet de conversation principal, dans le train, dans la cour de récréation. Tout le monde avait vécu cela différemment. Moi ça m’avait fait prendre conscience que la Belgique, je n’en étais pas indifférente. Et qu’il valait la peine de se battre pour l’unité de notre pays.

Abolir... les heures inutiles assise à un banc d'école!

Tout le monde s'est déjà retrouvé forcé d'accomplir des tâches aussi inintéressantes qu'obligatoires. L'école, sans dénigrer pour autant ce qu'elle nous apprend et nous apporte, parvient régulièrement à ce résultat: remplir le temps imparti avec toutes sortes d'activités aussi inutiles qu'ennuyantes, une vraie garderie. Nous faisons souvent acte de présence sans autre bénéfice et finalité que l'ordre administratif et la légalité. Pire. Certaines autorités souhaitent même nous imposer autant d'heures perdues à domicile. A croire qu'on a imaginé un grand complot pour abrutir et inhiber les adolescents (auxquels soit dit en passant on demande chaque année d'expliquer dans toutes les langues les problèmes rencontrés par la tranche de cet âge si ingrat...malheur! A bas les débats inutiles et stériles!).Revenons-en à nos devoirs. Simple exemple: rechercher tel ou tel chose sur le net, une image particulière de ....Mais pourquoi faire? Et bien il arrive que ce ne soit pour rien! Ou simplement pour pouvoir mettre des points dans la case compétence "faire des liens avec l'actualité", "faire des recherches", " se poser des questions"... Et après? Rien, vous pourrez coller ces belles images dans votre cahier. En souvenir de ma cinquième. Bref, si l'on retirait le nombre d'heures inutiles passées en classe, je crois que l'année se résumerait en deux trimestres. Le reste du temps serait consacré aux sports, aux voyages, à la musique, le théâtre, la danse, la lecture...Moi je dis: moins d'heures, mais plus efficaces!

samedi 15 mars 2008

Abolir


Il y a bien sûr beaucoup de choses que je voudrais abolir: la guerre, la famine, la colère, la haine, le mensonge, la trahison, les canicules, le froid des hivers trop rudes, les accidents...

Mais si on me donnait le pouvoir d'abolir une chose, une seule et unique chose, ce serait l'oubli!

Je trouve ça tellement triste l'oubli! On oublie tous notre enfance, tout ce que l'on a vécu jusqu'à nos 8 ans (plus ou moins). Tout l'amour que nos parents nous ont donné durant ces premières années, la difficulté de nos premiers pas, la joie de "trifouiller" cette nourriture avec nos doigts, l'amusement de jeter nos jouets au sol juste pour voir maman les ramasser en râlant (et ne me dites pas que vous ne le faisiez pas!!!), ou le réconfort qu'on trouvait dans ce doudou tout crasseux qui ne nous quittait jamais!

Mais on oublie bien plus encore: lorsqu'on devient adulte, on oublie ce premier baiser donné (ou celui à qui on l'a donné) qui avait tant d'importance à cette époque, toutes ces "bêtises", les "400 coups" qu'on a faits à nos parents, nos meilleurs copains, ceux avec lesquels nous passions tout notre temps,...
Et puis nous avons un enfant, et puis un deuxième et parfois plus. Mais lorsque ces bambins deviennent grands et qu'ils veulent savoir « Comment on était quand on était petit? Etait-on gentil, sage, mignon? A quel âge j'ai marché pour la première fois? », et bien nous ne savons plus répondre, nous avons oublié, l'espace temps est trop vaste. Nous pouvons situer la période, et nous remémorer plus ou moins le moment mais c'est bien trop dur! Et c'est tellement dommage!!!




" Abolissons... la foule ! "



Quoi de plus désagréable qu'une foule ? Cette masse compacte d'êtres humains qui se pressent les uns contre les autres ? Il n'y a pas pire endroit pour nous mener à l'énervement..! Poussés, écrasés, compressés, bousculés, comment parvenir à y garder notre calme ?

La foule, cette foule immobile dans laquelle nous devons donc sagement attendre sans faire de caprices sous peine de paraître impolis, est le lieu le plus propice au développement des fraîches odeurs corporelles que dégage la sueur et des bruits infernaux qui grondent à nos oreilles si sensibles. Malgré nous, malgré tous les efforts vains que nous avons fournis, aux colères dévastatrices, il y a l'envie de soudainement morde notre voisin, pour un oui ou pour un non, bien que son aspect soit pour le moins répugnant. Nous devenons très sensibles aux frôlements et bousculades anodins qui peuvent rapidement nous mettre hors de nos gonds, une hystérie ridicule s'empare de notre esprit. Si malencontreusement une personne venait à nous toucher, il est commun que l'on commence à lui crier dessus, à s'exciter sauvagement sur cet étranger ne comprenant pas ce qu'il a bien pu commettre comme faute ultime pour mériter tel traitement, s'emporter dans une fureur inexplicable parce que oui, ce n'est peut-être rien, mais c'est tout de même la goutte qui fait déborder le vase !

Cela fait deux heures que nous attendons dans cette foule que ce fichu théâtre daigne ouvrir ses portes. Après ce temps d'attente interminable, parsemé de coups involontaires ça et là, il nous est difficile de contenir notre fureur conservée bien gentiment depuis le début. La foule est une serre où est arrosée et cultivée notre colère explosive. Il suffit de l'alimenter avec un vacarme infernal, une chaleur étouffante, qui peut même être artificielle lorsqu'elle est créée par le corps, et les odeurs écoeurantes que produit l'homme.

Alors abolissons la foule et soyons rois du monde ! Ainsi, plus besoin d'attendre devant les concerts, plus besoin de devoir traverser les étroits couloirs du lycée où une masse d'élèves soucieux d'arriver à l'heure à leurs cours se précipitent... Tout nous sera exclusif ! Nous irons seuls à la représentation et les cours se donneront en particulier. Nous pourrons enfin respirer et notre moral restera au beau fixe ! Et quel soulagement pour les nerfs..!

vendredi 14 mars 2008

Si je pouvais abolir la chaleur,

Cette chaleur qui nous fait suffoquer, qui nous donne un mal de tête. On est obligé d'utiliser la climatisation en été si l'on ne veut pas mourir asphyxié dans sa maison ou sa voiture.Cette chaleur qui est bien inutile; ça ne sert pas à grand chose quand il fait 35° en été. La vie peut se développer sans cette chaleur; on peut vivre quand il fait 20° pas besoin qu'il en fasse 35°On pourrait déjà arrêter de polluer autant; il fait bien assez chaud comme ça; si ça continue, il fera bientôt 20° en hiver et 50 en été.On pourrait aussi éloigner un peu la terre du soleil, ça marcherait peut-être.Ça permettrait de sortir de sa maison sans avoir besoin de prendre des litres d'eau avec soi de peur de se déshydrater.On pourrait aussi faire de substantielles économies d'argent en laissant la climatisation de sa maison éteinte en hiver.

mercredi 12 mars 2008

Belge et fière de l'être!!!


J’ai toujours été fière d’être Belge.
Je ne sais pas pourquoi, je crois que c’est dans mes gènes.
Je suis fière d’avoir un roi aussi maladroit soit-il.
Je suis fière de notre histoire, de la manière dont on s’est battu pour notre liberté et l’avons obtenue. Je suis aussi très fière d’habiter le pays de la bière, du chocolat et des fameuses « belgium waffles ».
J’aime notre multiculturalité.
J’aime aller dans les Ardennes voir ma famille, manger une bonne raclette et boire du vin chaud. J’aime me retrouver à la mer du Nord par un temps frisquet mais tellement caractéristique de notre petit pays.
Je suis Belge, car je ne supporte pas l’humour des Français.
Je suis Belge, car quand je vais en France, on me demande toujours quelle langue nous parlons en Belgique.
Je suis Belge et je le serai toujours, car même si on nous retire notre pays nous, nous ne changerons pas !!!!

Suis-je Belge?

Je me sens belge, ça c'est un fait.

Car je m'obstine chaque année à retourner à la mer du Nord, alors que je sais que je passerai plus de la moitié du temps à l'intérieur.
Car je ne m'étonne même plus du temps qui fait. Tout bon Belge a toujours soit un capuchon à son manteau, soit un parapluie ou soit des cheveux imperméables.
Car j'aime manger en général et en particulier (pour une fois changer) les frites avec plus de sauce que de frites, le chocolat sous toutes ses formes, les gaufres, les chicons, les choux de Bruxelles (eh oui) et encore plein de choses qui sont souvent excellentes pour la ligne.
Car je ne me sens pas vexée quand des Français racontent une blague sur les Belges bien fort au restaurant, qu'ils me demandent si je suis une "Belgaise", ou qu'ils s'étonnent que je parle si bien français alors que je ne suis pas Française (après qu'ils m'aient demandé de faire une photo d'eux à l'étranger!).
Car je suis fière de notre pays quand on a gagné trois médailles aux Jeux Olympiques, alors que les autres pays en gagnent minimum 25, ou que des chanteurs et acteurs belges gagnent un prix.
Car j'utilise des mots qui ne font pas partie du dictionnaire.
Car j'aime aller à Bruxelles.
Car j'apprends le flamand en deuxième langue.
Car je suis née à Bruxelles, à Berchem St Agathe, pour être exacte.
Car la moitié de ma famille est flamande et que je ne comprends rien quand mes grands-parents parlent entre eux, un flamand différent de celui que j'apprends à l'école.
Car l'autre partie de ma famille est bruxelloise et utilise parfois des mots inconnus.
Car j'habite à Louvain-la-Neuve et que je suis un mixte des différentes régions.
Et avant tout, car mes parents sont Belges et que je suis née ici.

Si je pouvais abolir,.. LES MANNEQUINS !!



Si tout le monde était moche, plus personne ne le serait!


J'aimerais que les mannequins ne soient plus une référence dans les vies des personnes. J'aimerais que plus personne ne se compare à ces personnes si magnifiques! Car elles nous font subir une pression énorme. Elles deviennent les femmes parfaites. La femme parfaite doit être belle, très fine, grande, épilée de partout, habillée à la dernière mode... NOUS voulons TOUS être des mannequins. Et moi je demande POURQUOI ? Pourquoi le monde devient-il si superficiel? Et la beauté intérieure ?? Personne ne la connait. La beauté se compte en mesures et standards. Ne devrait-elle pas plutôt être dans le regard, l'humour, la douceur, le sourire ??? Or, ces mannequins sont froids, distants, sans aucun charme et ce n'est pas cela qu'on juge! Tout ce qu'on veut d'elles, c'est qu'elles soient des robots en silicone.J'aimerais que la société pense qu'une personne belle n'est pas une star qui s'est fait refaire les seins, les lèvres et les yeux. J'aimerais qu'elle se rende compte que c'est loin d'être ça!


Je suis Belge...........belge?


lorsqu'au milieu d'août je longe les champs de blé de la plaine flamande ,

ou mieux encore les champs bleus de lin

et que j'aperçois au loin la France, cachée derrière les dunes

lorsque je roule à vélo entre littoral et Polders, là où le ciel est immense et doux,

que l'air y est plus clair, été comme en hiver

lorsque j'écoute Brel et ses canaux perdus dans le ciel décidément trop gris

lorsque je songe à mon arbre abîmé par les ardoisiers à côté du Lycée

lorsque je sors d'une bouche de métro à Paris, de préférence à Odéon

et que je sais que je sens que c'est tellement différent

lorsque je cueille les coquillages sur la plage au printemps

et que je crois par là découvrir les secrets de cette Mer du Nord

lorsque je cherche dans le cimetière de La Panne

la tombe de mon grand-père

lorsque j'entends le nom de Tournai qui a vu grandir mon père que j'ai si peu connu

lorsque je sens l'air de la mer jusqu'au fond du Brabant

que je vois les oyats pliés rudoyés par le vent

que je vais à Bruxelles , que j'y retrouve visages et gens de mon enfance

que j'ai peur pour mon toit sous les rafales des vents

lorsque je me souviens aussi du cercueil de mon père sous le fier drapeau tendu

les levers matinaux lors de tous mes camps guides

que j'entends au marché les gens de mon pays

commérer vaguement divaguer se donner rendez-vous aux cafés de la place

et refaire le monde comme petits enfants

et jurer un instant

jouer avec la mort, jouer avec le temps

avec les marionnettes, et guetter le printemps
et puis dire les mots comme caricoles et gueuze et kermesses et géants


Merci, Hélène, de m'avoir dit d'écrire aussi, de partager un peu de votre espace,

ô mes belges élèves...

(car peu de mots riment avec belges, ce qui nous rend uniques! )


martine

Moi, je me sens belge, parce que...


Commençons par le début... Je trouve premièrement que la Révolution belge a été une grande réussite pour notre nation, et qu'elle nous prouve que Wallons et Flamands font partie de la même famille, qu'ils se sont bel et bien battus pour vivre ensemble... Ensuite, on a écrit la première constitution belge, et ça, on peut en être super fier! Une des constitutions les plus libérales pour l'époque, elle a servi d'exemple à bien d'autres nations.

Mais, me direz-vous, tout ça c'est du passé, et ça ne compte plus aux yeux des autres. Alors je vais vous dire ce qui fait qu'actuellement j'aime ce pays, pourquoi je m'y sens bien et pourquoi je m'y sens moi.

Il y a d'abord les paysages, tous plus beaux les uns que les autres. Verts, humides, vallonnés ou non, je les trouve parfaits. J'aime m'y promener de longues heures... : la mer du Nord, les plaines flamandes bordées de peupliers, les collines wallonnes, les Ardennes et puis les fagnes, la vallée de la Semois, ou de la Lesse.

Ensuite, il y a cette lumière hivernale - tellement le soleil est bas - qui fait que, malgré la basse température, on a envie de rester dehors et de ne plus jamais bouger. Les maisons deviennent roses, les cours d'eau brillent et l'humidité s'évapore du sol.

Et puis l'architecture, aussi bien l'ancienne avec les vieilles maisons bruxelloises, que moderne, est vraiment belle. J'aime nos petites briques! Quand on voyage, on se rend compte qu'une maison pas en briques, ça perd tout son charme...

Et dans ces maisons, on rencontre les Belges. Ces Belges que nous sommes, accueillants, qui prennent leur temps et qui ont cet humour que j'adore, car on parvient à rire sans se moquer des autres, contrairement à certains de nos voisins (que je ne citerai pas, plus au sud... ) qui trouvent notre humour débile et qui rient en se moquant de nous ! Mais, pour l'anecdote, l'un deux m'a un jour dit qu'après un séjour en Belgique, il avait pris l'habitude de notre humour et qu'il le préférait... ! C'est vrai, on est un peu des "barakis" comme on dit ici : on parle wallon, ou des dialectes flamands incompréhensibles, on boit de la bière, on mange des frites, des fricandelles, des mitraillettes, et tout ce qui s'en suit, mais la preuve que c'est délicieux, c'est que les Français ont réussi à se les approprier avec les "French Fries".

Mais derrière tout ça, sommeillent de vrais artistes. Ce cinéma belge, glauque, je l'adore. J'adore aussi les peintres flamands, les bandes dessinées belges, et puis surtout, notre musique. Aussi bien Jacques Brel que les groupes actuels de rock, d'électro, de chansons françaises, etc., il y en a des vraiment géniaux, un véritable potentiel !

Et puis les gaufres de la mer, de Liège ou de Bruxelles, les festivals, l'ambiance familiale dans les rues à Noël, les géants (surtout de Wavre !), l'accent wallon, nos hommes politiques qui ne savent pas s'entendre, les richesses culturelles, notre histoire, tout ça est parfait à mes yeux.

Il y a quand même quelque chose qui me révolte, c'est qu'à cause de la petite taille que notre peuple occupe sur la planète, on se fait oublier. Dès qu'on part en vacances autre part qu'en Europe, les gens ne savent même pas qu'on existe, et on finit par être obligé de se qualifier de Français... Pourtant, moi, j'adore cette petite taille... Où qu'on aille, tout le monde se connait, on rencontre des gens qu'on connait n'importe où. Comme quoi, "le monde est petit" en Belgique =).


Je suis belge....


Je suis Belge...
Parce que l'union fait la force, et que ces temps-ci notre devise est si bien respectée.
Pour notre admirable gouvernement qui, un jour, saura prendre, qui sait, une décision.
Pour cette magnifique entente entre Flamands et Wallons qui prouvent à tout le monde que la barrière de la langue n'est pas impossible à surmonter.
Pour le Manneken Pis, qui représente la Belgique d'une façon magnifique.

Mais plus sérieusement...
Je suis fière d'être Belge pour les frites, le chocolat, les gaufres...
Parce qu'on a peut-être un petit pays, mais on a beaucoup de richesses...
Pour la Grand-Place de Bruxelles, l'Atomium...
Pour notre résistance durant les guerres mondiales...

Etc.

Abolissons les coiffeurs qui ne savent pas coiffer


Je pense que je n'ai jamais vu une personne qui soit sortie totalement satisfaite du coiffeur ni même heureuse, ni soulagée! L'explication à cela est simple : les coiffeurs ne nous comprennent pas! Quand on demande de couper nos magnifiques cheveux un peu mais pas trop, ça ne change rien! Les coiffeurs prennent peur et n'osent pas s'attarder sur nos cheveux. Et quand on demande de faire en sorte qu'on voit qu'on est allé chez le coiffeur, on revient soit à moitié chauve ou notre maman ne nous reconnait plus. Dans les deux cas, les réactions des personnes sont toujours gênantes, attristantes et tout ça. Dans le premier cas, ils vous disent :
- Ah! Quand finalement vas-tu chez le coiffeur?
- Ah, ben, j'en reviens!
- Ah, oui, maintenant je vois.
Et puis dans le deuxième cas c'est : « WOOOOOOOOOWW t'as été chez le coiffeur ça se voit trooop!!! Et le pire dans tout ça c'est qu'on ne sait pas si on doit prendre ça positivement ou négativement ....

Donc, ma solution est: il faut surveiller les coiffeurs ! S’ils te transforment en martien, tu les stoppes, s’ils ne te font rien, il faut les pousser à couper, à continuer leur métier sans pour autant nous rendre laids.

Abolissons le manque d'inspiration

Si je pouvais abolir...le manque d'inspiration!A ce vide qui me ronge et qui dissout toutes mes idées comme de l'eau de javel. Mais la même est toute l'absurdité: l'eau de javel agit pour supprimer toutes les bactéries nuisibles. Or, l'absence d'inspiration détruit l'imagination si précieuse et si extraordinaire. Cette incohérence n'a pas de place dans ce monde. Elle est donc source d'improductivité, de désespoir et de non-lieu.Il faudrait alors inventer une boite ou l'on pourrait y puiser toutes nos idées. Elle garderait en elle une foule de trésor, de choses à découvrir et à développer.La vie serait alors si belle. Les élèves récolteraient des notes excellentes, le chômage serait aboli, car tout le monde déborderait de créativité dans son métier, les villes grises d'aujourd'hui deviendraient des hommages à la beauté, à l'originalité, et au créatif... L'art se développerait considérablement et améliorerait la vie de chacun. Les gens malheureux inventeraient des solutions à leurs problèmes et moi je pourrais enfin écrire cette dissertation!

Abolissons les gens qui trouvent toujours la critique qui blesse!

Prenons un exemple: tu es très fatigué, tu n'as pas réussi à dormir de la nuit, et qu'est-ce qu'on vient te dire? "Dis, t'as l'air fatigué toi!". Est-ce que cette personne pense qu'on ne l'a pas remarqué? Les yeux à peine ouverts et les valises en dessous, même en évitant le miroir toute la matinée, pas moyen de le manquer!Ou la personne qui critique, sans tact, et qui trouve toujours la petite vérité qui fait mal.Peut-être devrait-on donner des cours de tact? Ou expliquer que la franchise exagérée n'est pas une qualité?En tout cas, je pense qu'abolir ce genre de personnes ferait du bien à tout le monde! Plus de moments gênants où on essaye de ne pas montrer qu'on a été vexé, plus de vérité balancée au mauvais moment... La belle vie!

J'abolis la vieillesse


Un rêve, ce serait d'abolir la vieillesse. Je trouve ce phénomène tellement triste. Il vous surprend tout d'un coup quand on ne s'y attend plus, et là, la vie s'arrête. On prend conscience que la mort est proche, qu'il ne nous reste plus de nombreuses années à vivre, que la moitié de notre vie est largement passée...
Alors, on voudrait en profiter de ces quelques dernières années, mais c'est justement quand on entreprend quelque chose que l'on se rend compte que notre condition physique n'est plus assez performante, ou que ce n'est plus une activité "de notre âge", que les gens nous regardent de travers. Mais le pire, ce doit être ce sentiment d'être laids, ridés, de ne plus plaire à personne. Ce sentiment que plus personne ne vous admire...Et puis, plus on s'enfonce dans la vieillesse, plus les gens qu'on aime disparaissent et on finit par rester seul. La seule famille qu'il vous reste est jeune, et bien trop occupée pour être près de vous. Alors, c'est la déprime assurée... à moins d'être deux, mais les divorces sévissent tellement de nos jours !Si seulement la vieillesse pouvait ne pas exister, on pourrait rester jeune jusqu'au bout. Profiter de chaque instant, en étant encore tous beaux. On ne verrait pas la fin arriver, on serait tous pris par surprise, et grâce à cela, il y aurait bien plus de morts heureuses, où les gens souriraient dans leurs cercueils. Nos arrières-petits-enfants ne seraient pas dégoûtés à la vue de notre peau, et nos époux seraient toujours attirés. Il n'y aurait pas d'activités spéciales pour les vieux, ni pour les adultes. Tous les âges seraient brassés. En plus, on pourrait quand même accumuler la vieillesse de l'âge, mais sans en avoir l'air, on surprendrait tout le monde, et ce, sans inconvénients physiques... Je crois même que l'on serait beaucoup moins seuls...

Abolissons les vieux qui font du ski !

Quoi de plus casse-pieds voire casse-skis que de devoir ralentir en plein milieu d'une piste à cause des papys ... à ski ? Chasse-neige garanti du haut de la piste jusqu'en bas !Le ski, grâce à eux, et je les remercie, est devenu un sport extrême les amis ! Ce n'est tout d'un coup plus qu'une histoire de math et de vitesse. Il faut savoir calculer au centimètre près la distance à laquelle on va pouvoir les éviter de justesse.Et le plus beau dans tout ça, c'est de leur faire une frayeur incroyable ... Crier à tout bout de champ pour leur faire croire qu'on ne contrôle plus notre vitesse, ou encore passer sur leurs skis en plein tout schuss, pour qu'ensuite ils vous crient après et tentent de vous rattraper.

Je suis Belge parce que...

Parce que, lorsque je pars en vacances en France, on me dit que j'ai un accent belge.

Parce que, lorsque je suis allée à Disneyland Paris, de jeunes Françaises qui me précédaient dans la file se sont retournées en me demandant si j'étais Belge (sans doute un certain accent les avait interpellées) et me disant qu'elles avaient déjà vu des Belges qui ne parlaient pas français et qu'elles ne comprenaient pas.

Parce que j'ai dû expliquer à ces jeunes filles qu'il y avait effectivement deux (et même trois) langues en Belgique, que c'était justement un problème dans le pays et que cela faisait un bon bout de temps qu'on n'arrivait pas à faire un gouvernement!

Parce que je suis toujours plus heureuse lorsque ma maman me dit qu'on mangera des frites ce soir plutôt que du pain français...

Parce qu'une amie habitant à l'étranger m'a dit qu'il lui manquait quelque chose là où elle habitait, un petit plus qu'elle ne retrouvait pas : notre humour.

Parce que je suis née dans ce pays, divisé aujourd'hui, et que cette dispute me semble ridicule. Les frontières qu'on a créées deviennent, selon moi, trop réelles et prennent trop d'importance !

Parce que malgré cette division, je me sens d'abord Belge et Wallonne ensuite...

Parce que malgré que mes racines soient hongroises, je vis comme je le veux ici...

Parce que dès que l'on parle de la Belgique dans un autre pays, dans un livre, dans un film, j'ai un pincement au coeur en sachant qu'il s'agit de ma nation...

Parce que je trouve qu'avoir un roi, ça a un certain charme...

Parce que j'aime entendre dire qu'on trouve les Belges accueillants et qu'ils feront toujours rire les autres (combien de blagues n'a-t-on pas faites à leur sujet ?) !

Parce que voir notre joie de vivre me réjouit.

Parce qu'aucun patois et accent ne me fait plus rigoler que celui de Liège !

Parce que la Grand-Place de Bruxelles est une des plus belles du monde !

Parce que le Manneken Pis semble si ridicule par rapport aux grandes sculptures de l'Antiquité grecque...

Parce que, finalement, j'habite ici et que sur ma carte d'identité il est écrit : "Nationalité : Belge"

Je voudrais abolir...


Les contrôleurs de train qui font grève sans arrêt et sans raison logique. Encore cette semaine, nos chers contrôleurs de tickets faisaient grève, car un de leurs collègues se fit embarquer par la police municipale. Quoi de plus logique que de faire grève alors que cet accompagnateur de train agressa un honnête citoyen... Naturellement, on ne peut dénombrer le nombre de trains en retard chaques jours. Un arrêt trop long au café? Oublié de se réveiller? Pas envie de travailler aujourd'hui? Voici les questions que nos honnêtes citoyens se posent en attendant leur train annoncé avec 15 minutes de retard. Et lorsque le train arrive enfin, il ne comporte que deux wagons, dont un de première classe. « S'asseoir en première classe alors que le wagon deuxième classe est plein est une infraction grave, nom de djeû », nous répète le contrôleur. Un sens de la logique irréprochable! Vive la SNCB!

Abolissons les hésitations


On a toujours le choix dans la vie. Le choix entre manger une pomme ou une banane, entre peindre sa chambre en rouge ou en bleu foncé... Ces choix-là sont faciles. A la limite, on réfléchit deux minutes, mais on se décide sans beaucoup de mal.Mais souvent il y a des choix difficiles. Faire le droit ou l'économie, vivre chez son père ou sa mère, partir ou rester. Alors on réfléchit, on hésite, on s'imagine dans l'une des possibilités et puis on se dit qu'en fait, on aurait mieux fait de choisir l'autre. Et voilà, on en devient malade, on hésite encore pendant une éternité. Souvent, je pense tellement fort que ma tête pourrait exploser. Alors je veux abolir cela. Je ne veux plus qu'on soit tiraillé pendant des jours entiers pour des choses futiles ou pour des choix vitaux. J'aimerais qu'on sache instantanément la solution qui convienne. Tout serait plus simple, on gagnerait un temps fou. Parce qu'en réalité le problème est là, on analyse, on envisage et au final on perd son temps. Ça nous obnubile, nous oppresse. Souvent, on choisit la mauvaise solution et on retourne en arrière. Et certains passent leur vie à se demander se qu'ils pourraient bien en faire. Alors, ils meurent sans n'avoir jamais rien accompli.Si on additionnait le nombre de minutes que l'on passe à hésiter dans toute notre vie, on pourrait presque partir quinze jours à Boston, ou encore à Londres. Et voilà, il faut encore choisir. Décidément, je tourne en rond.

Je suis Belge parce que...

JE SUIS BELGE PARCE QUE ...

  • ... je mange volontiers un bon steak (blanc-bleu belge) accompagné de frites, d'une petite bière et, avec en dessert, des spéculos et du chocolat.
  • ... je suis toujours le championnat de foot, alors que le niveau n'est vraiment pas terrible... ou alors que je suis persuadé que le Standard va être champion cette année, alors qu'ils n'ont toujours pas été champion depuis plus de 25 ans... (Le Belge a beaucoup d'espoir:))
  • ... je ferai toujours autant rire les Francais. Et oui, les blagues sur les Belges sont très réputées de l'autre coté des Ardennes.

Et bien d'autres choses....



Abolissons le fromage BLEU!!!!


Tout d'abord, pour son goût infect et désagréable, ensuite pour son odeur et enfin pour son aspect. De plus, ce n'est pas seulement désagréable pour soi, mais aussi pour les autres. Imaginez votre haleine après un bon festin de Bleu! Même si vous aimez ce fromage, pensez aux autres, et n'en proposez jamais sur les plateaux de fromages ou comme dessert. N'en n’achetez également jamais, cela risque d'infecter tout votre frigo et d'empoisonner toute votre maison. Ce qui aurait comme conséquence que le reste de votre famille tomberait comme des mouches.

Pour éviter tous ces désagréments, il n'y a qu'une solution: supprimer purement et simplement le Bleu depuis sa fabrication jusqu'à son ingestion et digestion.

Et pour ceux qui travaillent dans sa fabrication, ils n'ont qu'à fabriquer une nouvelle sorte de fromage non puante et délicieuse. De plus, je me pose une question: Pourquoi ce fromage fait-il toujours partie des quatre fromages utilisés pour les pizzas et pour les pâtes?

Identité juive

Je ne suis peut-être pas réellement juive (car c'est une transmission par la femme et c'est la mère de mon père qui m'aurait transmis cette identité), mais au plus profond de moi... je sens que mon identité appartient complètement à cette religion.
Je ne suis pas pratiquante et je ne porte aucun signe de mon origine, mais dans mon sang et mon coeur coule tout ce que ma famille a vécu.

Ma grand-mère s'est cachée durant cinq ans dans une petite maison à la campagne et, durant certaines périodes, dans un abri construit sous-terre au fond du jardin!

Mon arrière-grand-père a été emmené dans un camp de concentration, mais n'a jamais osé nous raconter ce qu'il avait vécu durant les quatre ans qu'il a passés dans cet endroit. J'ai rencontré cet homme, je l'ai toujours trouvé très étrange, mais ce n'est qu'après sa mort que j'ai appris ce qu'il avait vécu. Il perdait doucement la mémoire et ne se souvenait pas toujours de moi...
Je garderai toujours un profond respect pour cet homme et je me souviendrai qu'il s'est battu pour son identité, pour sa religion et pour ce en quoi il croyait...

Je veux honorer ce pour quoi ma famille s'est battue... Nos croyances et notre religion. C'est mon héritage!

Je suis belge car ...

Je ne sais pas très bien en quoi je suis belge, ni quelle est cette identité belge...

L'identité belge, c'est peut-être aimer les frites, les moules, la bière et le chocolat. Mais c'est peut-être aussi être né dans ce pays où les politiciens wallons et flamands n'arrivent pas à se mettre d'accord, alors que dans le fond, on pourrait bien s'entendre...
Être belge, c'est peut-être aussi aimer regarder le foot à la TV avec une petite bière.
Peut-être qu'être belge, c'est simplement avoir été élevé dans une culture différente des Français, différentes des Québécois, différentes des Hollandais... avoir été élevé dans une culture belge ! Je suis content d'être belge, car je n'ai pas envie d'être français : la France est trop grande, elle a une mentalité complètement différente de la Belgique, elle a un président qui se prend pour une star...
Je suis aussi content d'être belge pour la richesse des cultures présentes sur notre territoire...
Mais quand je vais en Flandre, je me sens wallon, quand je vais en France je me sens belge et quand je vais sur un autre continent, je me sens européen...

Je suis encore belge car...

Je me sens encore belge, car je suis né dans ce pays qui est maintenant une espèce en voie de disparition, car les Flamands veulent leur indépendance. La Belgique ne serait plus un pays uni si les Flamands devenaient indépendants.
En Wallonie, je trouve que l'identité wallonne n'est pas très présente. On se sent plus belge que wallon.
La Belgique n'est pas un pays très connu; il est souvent rattaché à la France. Pourtant, la Belgique a des particularités, elle est différente de la France. Il existe des particularités de langage et nous avons des habitudes culinaires différentes. La Belgique a fort développé la bière et le chocolat, qui est connu mondialement. Je pense aussi que la BD de Tintin fait partie de la culture du pays.
Le pays est aussi connu pour la complexité de l'organisation des Régions; chaque Région a son propre parlement. En tout, la Belgique a sept parlements, ce qui est très compliqué à gérer.
En conclusion, la Belgique existe depuis plus de 130 ans et ce serait dommage qu'une scission vienne gâcher la richesse culturelle du pays.

Si je pouvais abolir... les toilettes turques !

Qui n'a jamais eu l'affreuse surprise de se rendre compte après 30 minutes de file que les toilettes de l'aire d'autoroute sont turques... ? Rien de plus désagréable que de se mettre accroupis dans une pièce de trois mètres carrés où la chaleur et la puanteur règnent ! Et que après avoir fait sa petite affaire se rendre compte que nos pieds sont tous parsemés de petites gouttes dont je vous laisse deviner la nature... Bref, les toilettes turques : Quelle poisse !!Une solution contre ces choses ? Toutes les détruire et les remplacer par "nos" bonnes et confortables toilettes !La vie n'en serait pas fortement améliorée, mais le confort, des voyageurs exténués après des heures de bouchon, en serait vraiment amélioré.

Abolissons l'incompréhension!

Si je pouvais abolir...l'incompréhension!L'incompréhension nous divise.C'est elle qui engendre les disputes et qui les amplifie.Qu'ils soient d'ordre politique, religieux, d'opinions ou autres, de nombreux conflits trouvent leur origine dans l'incompréhension quel que soit le domaine dans lequel ils prennent naissance. Quand nous ne comprenons pas quelque chose ou quelqu'un car il est trop différent de nous ou de notre façon de penser, nous avons, en bons humains, une réaction d'éloignement, parfois même, de rejet. Celui qui est différent ou qui pense différemment est mis à l'écart et parfois, fui ou rejeté.Pourquoi? Pourquoi fuir la différence et la repousser? Car on ne la comprend pas. En effet, celui ou ce qu'on ne comprend pas, l'inconnu autrement dit, nous inquiète et nous fait peur. Nous avons peur de nous confronter à de nouveaux concepts, de nouvelles idées, et peut-être dans le fond, de devoir changer. C'est tellement plus confortable de rester dans nos habitudes et parmi ses semblables car on les comprend, plutôt que de risquer de se heurter à la complexité d'une autre pensée qui n'est pas la nôtre et qu'on ne comprendra certainement pas.Pourtant, affronter l'inconnu, et s'en accommoder peut se révéler intéressant, voire enrichissant. D'ailleurs, la plupart des découvertes scientifiques, historiques, culturelles n'auraient jamais abouti si nos courageux chercheurs ne s'y étaient pas frottés, à l'inconnu. La noble quête d'essayer de comprendre ce qu'on ne comprend pas est une tâche à la fois difficile, je vous l'accorde, et parfois contraignante, il est vrai, mais aussi et surtout utile et d'une certaine manière, indispensable. En effet, la découverte et la compréhension de ce qui, auparavant nous étaient inconnu et/ou incompréhensible est une des plus grandes sources de richesse à la fois intellectuelle, sociale (car comprendre les gens nous rapproche), culturelle (de par les échanges de coutumes etc..) et tout simplement humaine.Pour étendre notre horizon et nos connaissances, resserrer les liens qui nous unissent aux autres, ou créer ceux qui ne le font pas encore, apprenons à cultiver et à comprendre les différences. Et ainsi, bâtir petit à petit, par la pierre de la compréhension, un foyer qui constituera un monde plus humain et certainement meilleur.

Abolissons les publicités pour la lessive !

L'un des plus grands fléaux de notre époque est probablement ce concept nommé "publicité pour la lessive". Tous les soirs, alors que les citoyens modèles jouissent d'un repos bien mérité après une harassante journée de travail et se détendent devant un bon film, ils se voient sans cesse dérangés par de trop fréquentes coupures de publicités vantant, à grands renforts de prétendus "tests" soi-disant authentiques, les mérites de diverses poudres à lessiver toutes semblables (parfum lavande, sensation de fraîcheur sur la peau... vous les connaissez aussi bien que moi).Je propose donc l'abolition de ces horripilantes publicités, et pour ce faire, l’augmentation du nombre d'émissions. En effet, le temps à l'antenne libéré par les publicités pour la lessive serait remplacé par des programmes bien plus intéressants. De plus, le personnel nécessaire à la production d'une émission est bien supérieur à celui requis pour la réalisation de l'une de ces publicités, souvent peu recherchées. Supprimer les publicités pour la lessive reviendrait donc à créer de l'emploi, ce qui serait bénéfique pour notre économie nationale. Et à long terme, l'argent ainsi gagné permettra d'augmenter les subsides pour les services publics, qui financeraient donc la création de ces nouvelles émissions.Ainsi, nous obtenons avec la suppression des publicités pour la lessive de nombreux avantages : la diminution du stress dû à l'agacement du téléspectateur, la productivité augmentée par le fait que le temps gagné permet de terminer l'émission du téléspectateur plus tôt, ce qui fait gagner du temps de sommeil aux employés, qui arrivent donc au bureau plus reposés, la création d'emplois et enfin la tranquillité dans les foyers.

mercredi 5 mars 2008

Des écrivains en devenir...



Dans le cadre d'un parcours d'apprentissage ayant pour thème la littérature intimiste, les élèves de secondaire 5 du Lycée Martin V sont invités à participer à un cercle d'écriture.

La littérature intimiste, ou l'écriture du moi, a donné naissance à plusieurs genres textuels tels le journal intime, l'essai, la confession, la correspondance... Le blog, aussi appelé journal«extime», est un amalgame de tous ces genres qui, selon les auteurs, varient autant dans les textes que dans le paratexte (photos, musique, hyperliens...).

Voyons donc les trésors que nous réservent les élèves et échangeons nos idées sur notre rapport à l'écriture.

Bonne lecture!

Catherine et Élise
(les stagiaires québécoises)