Je ne croyais pas avoir d’attaches particulières avec mon identité belge. Jusqu’au jour où…
C’était en pleine session d’examen. J’étudiais mon cours d’anglais, posée simplement sur mon lit. Tout à coup ma sœur débarque dans ma chambre en me criant : « Dayuma, Dayuma, la Belgique n’existe plus, la Flandre a déclaré son indépendance, le roi s’est enfui » Ma première réaction : c’est une blague ! Mais non, c’est vrai, il y a une édition spéciale du journal télévisé ! Images de manifestations, interviews de sénateurs ou que sais je, images du roi décollant de Zaventem, en fuite…les preuves défilent, nous restons ma sœur, mon frère et ma mère abasourdis devant l’écran. Je veux appeler mon grand-père, ma mère me l’interdit, il pourrait avoir une crise cardiaque ! Maintenant voilà des reportages sur des policiers qui ont ordre de fermer les frontières, des images de trains bloqué à la nouvelle frontière. Tout à coup je prends peur… et j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Mais, ça n’est pas possible ! Ils n’ont pas pu nous faire ça ! Pas comme ça ! Qu’est ce qu’on va devenir ? Et puis apparaît en bas de l’écran « ceci n’est pas une fiction », puis « ceci est une fiction » Vous ne le croirez pas mais notre esprit était si retourné, qu’on n’était plus sûre de ce que voulait dire le mot fiction. On a voulu vérifier au dictionnaire. Petit à petit, il s’est avéré de plus en plus évident qu’il s’agissait d’un canular. Mais nous y avions tellement cru qu’il a fallu un temps fou pour qu’on s’aperçoivent que tout cela était faux. Après on a bien ri. Mais impossible de continuer à étudier : trop d’émotions !
Le lendemain c’était le sujet de conversation principal, dans le train, dans la cour de récréation. Tout le monde avait vécu cela différemment. Moi ça m’avait fait prendre conscience que la Belgique, je n’en étais pas indifférente. Et qu’il valait la peine de se battre pour l’unité de notre pays.
lundi 17 mars 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire