mardi 8 avril 2008

Abolissons les visites guidées dans les bibliothèques!


Mon choix peut vous paraître anodin si vous n’avez jamais visité une bibliothèque.
Je dis bien visité, car je ne remets absolument pas en cause l’utilité de ce genre d’endroits, ni le fait d’aller à la bibliothèque ou d’y emprunter un livre.
Mais une visite guidée?! Vous allez très vite comprendre pourquoi j’ai fait le choix d’abolir ces visites....

La première fois que j’ai eu la (mal)chance d’en visiter une, c’était au début de l’année. Ayant l’option histoire, notre professeur avait jugé utile de nous montrer la bibliothèque d’histoire et de sciences générales de l’UCL. Je trouvais ça sympa de la part de notre prof de nous montrer comment faire des recherches, j’étais presque enthousiasmée (!). Je ne savais pas encore ce qui m’attendait...
D’abord, deux heures d’explications de “comment sont rangés les livres”: “L’étage un, c’est pour l’archéologie, c’est classé par ordre alphabétique, l’étage deux c’est l’histoire depuis la préhistoire jusqu’au Moyen Âge, c’est numéroté chronologiquement, et puis de la Renaissance jusqu’aux contemporains, c’est dans la salle rouge là-bas, avec les magazines historiques qui sont, eux, classés par noms, sauf ceux de 1949 à 1984”.
Et puis, on passe deux heures à se perdre dans les sept étages et les 9 084 276 347 couloirs de la bibliothèque parce qu’on nous fait un jeu de piste destiné à trouver la revue “Fascisme et libéralisme”, n°348 de décembre 1976.
Je pensais ne plus jamais avoir à revivre ça... Et pourtant, re-belotte avec le cours de philosophie! Et les règles de classement de la bibliothèque de philosophie et lettres sont encore plus vicieuses que celle d’histoire, mais je pense que vous avez compris le calvaire vécu et que je peux vous épargner d’entendre ces choses horribles...
Vous avez donc compris mon choix, et vous vous demandez comment mener à bien ce travail d’Hercule. Je vous livre la solution sur un plateau: un décret qui empêcherait les enseignants de dispenser de telles tortures! En plus des heures sauvées, pendant lesquelles nous pourrions faire quelque chose de plus utile (lire le nouveau “Glamour”, parler de l’ex de la soeur du petit ami de Julie, etc... Les propositions sont ouvertes!). Oui, je dis bien EN PLUS de cela, nous pourrions à nouveau utiliser notre cerveau et notre débrouillardise pour trouver un livre, et on cessera de nous mâcher le travail.C’est horripilant, à la fin, d’être pris pour des incapables!

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